Dimanche 28 septembre 2008
Voilà, tout à l'heure en écrivant un mail j'ai repensé à mon ancien blog, http://avocatcrevette.unblog.fr. Et puis alors que j'ai passé une bonne
soirée, la nostalgie, cette saloperie sournoise, m'est tombée dessus sans prévenir. Je me suis aperçu que beaucoup de gens appréciaient vraiment mon blog, qui n'avait pourtant rien d'exceptionnel.
Mais lorsque j'ai annoncé la fin de ma relation avec Renard, et pour le coup la fin du blog, que je tenais en collaboration avec lui, les gens me disaient qu'ils étaient tristes pour notre
séparation et pour ce blog. Moi je ne pensais pas que ça aurait cet effet là. Je ne pensais pas que ça les toucherait. Et ces petits mots gentils me sont allés droit au coeur...
Et puis je me suis rendu compte que ce blog ci était vraiment différent de l'ancien. Le ton est différent, je parle de choses différentes, je fais part des changements de ma vie mais il y a quelque chose en moins... Ce petit ton de légèreté? Je ne sais pas. J'ai peur par exemple que celui-ci devienne trop torturé, trop prise de tête pour les gens qui me lisent. A la fois, j'écris pour moi, mais il y aussi des gens en face qui me lisent et ça me chiffonnerait qu'ils soient largués ou qu'ils s'emmerdent en me lisant.
Mine de rien, avec avocatcrevette, même si je n'étais pas, je ne pouvais pas, être cent pour cent honnête avec moi-même (en partie aussi parce que des gens de ma famille y avaient accès), il y avait ce ton de légèreté en plus. Même quand Renard ne postait plus, c'était encore NOTRE blog, et je lui lisais souvent ce que j'écrivais en lui demandant ce qu'il en pensait. Qu'il aime ou pas ne changeait rien dans ma décision de publier ou pas, mais il y avait toujours cette petite quête de l'approbation. J'aimais qu'il me dise à la fin : "C'est joli" ou "C'est bien". Ca ajoutait à mon plaisir et mon bonheur d'écrire. Je savais que quand ça lui plaisait, ça plairait aux autres, et c'était effectivement le cas la plupart du temps. Et puis malgré tout, comme notre couple était la toile de fond de ce blog, finalement je ne faisais pas étalage de ma vie privée à proprement parler. Je ne parlais que rarement de nous, mais je m'éclatais, ou je poussais des coups de gueule sans trop être clair sur ce qui se passait exactement dans ma vie. Ce n'est pas en fait que je n'étais pas "honnête", c'est que je passais certaines choses sous silence quand j'estimais que ça ne regarderait (ou n'intéresserait) pas les autres.
Et là, je me retrouve à tenir un blog seul, avec mes états d'âme et j'angoisse. J'angoisse de me livrer. J'angoisse en me disant que ce que trouvaient les gens sur l'ancien, il ne le retrouveraient plus ici, sur Chakitu. J'ai peur de finir par faire un blog totalement égocentrique et déprimant/déprimé. J'ai peur de perdre ce ton de légèreté, de ne plus avoir la spontanéité que j'avais avant, de ne plus m'énerver sur des trucs futiles ou pas, de ne plus rire ou faire rire, de ne plus rêver... Je sais que comme je n'ai actuellement pas le net et que la période que je traverse est vraiment pénible, il est normal qu'en passant en pointillés je ne puisse pas faire de billets vraiment spontanés. Ca reviendra sans doute, je l'espère, parce que je ne veux pas prendre une direction trop sérieuse ou trop intime finalement.
Voilà, là tout de suite j'ai la nostalgie du Nous. Finalement, Renard était un appui, une béquille, un repère, une épaule sur laquelle s'appuyer et compter depuis mes 15 ans. 4 ans plus tard, à dix-neuf ans, je dois apprendre à me faire face et à faire face au reste du monde seul. Et j'ai peur de ne pas réussir, de ne pas affronter, de ne pas supporter...
Je suis mort de peur.
Et puis je me suis rendu compte que ce blog ci était vraiment différent de l'ancien. Le ton est différent, je parle de choses différentes, je fais part des changements de ma vie mais il y a quelque chose en moins... Ce petit ton de légèreté? Je ne sais pas. J'ai peur par exemple que celui-ci devienne trop torturé, trop prise de tête pour les gens qui me lisent. A la fois, j'écris pour moi, mais il y aussi des gens en face qui me lisent et ça me chiffonnerait qu'ils soient largués ou qu'ils s'emmerdent en me lisant.
Mine de rien, avec avocatcrevette, même si je n'étais pas, je ne pouvais pas, être cent pour cent honnête avec moi-même (en partie aussi parce que des gens de ma famille y avaient accès), il y avait ce ton de légèreté en plus. Même quand Renard ne postait plus, c'était encore NOTRE blog, et je lui lisais souvent ce que j'écrivais en lui demandant ce qu'il en pensait. Qu'il aime ou pas ne changeait rien dans ma décision de publier ou pas, mais il y avait toujours cette petite quête de l'approbation. J'aimais qu'il me dise à la fin : "C'est joli" ou "C'est bien". Ca ajoutait à mon plaisir et mon bonheur d'écrire. Je savais que quand ça lui plaisait, ça plairait aux autres, et c'était effectivement le cas la plupart du temps. Et puis malgré tout, comme notre couple était la toile de fond de ce blog, finalement je ne faisais pas étalage de ma vie privée à proprement parler. Je ne parlais que rarement de nous, mais je m'éclatais, ou je poussais des coups de gueule sans trop être clair sur ce qui se passait exactement dans ma vie. Ce n'est pas en fait que je n'étais pas "honnête", c'est que je passais certaines choses sous silence quand j'estimais que ça ne regarderait (ou n'intéresserait) pas les autres.
Et là, je me retrouve à tenir un blog seul, avec mes états d'âme et j'angoisse. J'angoisse de me livrer. J'angoisse en me disant que ce que trouvaient les gens sur l'ancien, il ne le retrouveraient plus ici, sur Chakitu. J'ai peur de finir par faire un blog totalement égocentrique et déprimant/déprimé. J'ai peur de perdre ce ton de légèreté, de ne plus avoir la spontanéité que j'avais avant, de ne plus m'énerver sur des trucs futiles ou pas, de ne plus rire ou faire rire, de ne plus rêver... Je sais que comme je n'ai actuellement pas le net et que la période que je traverse est vraiment pénible, il est normal qu'en passant en pointillés je ne puisse pas faire de billets vraiment spontanés. Ca reviendra sans doute, je l'espère, parce que je ne veux pas prendre une direction trop sérieuse ou trop intime finalement.
Voilà, là tout de suite j'ai la nostalgie du Nous. Finalement, Renard était un appui, une béquille, un repère, une épaule sur laquelle s'appuyer et compter depuis mes 15 ans. 4 ans plus tard, à dix-neuf ans, je dois apprendre à me faire face et à faire face au reste du monde seul. Et j'ai peur de ne pas réussir, de ne pas affronter, de ne pas supporter...
Je suis mort de peur.
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